Le zéro déchet, c’est quoi ?

La quantité de matières résiduelles éliminées par habitant en 2012 se situait à 724 kg, une diminution de 3 %, ou de 22 kg, comparativement à 2011.

724kg.

Presque 2kg par jour.

4.4 livres par jour.

C’est du déchet ça, mes amis ! Que signifie « zéro déchet » ? D’abord, c’est un objectif. Ne produire aucun déchet est impossible, ne serait-ce que par tous les déchets générés avant que le produit ne nous parvienne. Ensuite, le zéro déchet est un mode de vie. Cela signifie que nous vivons selon les 5 préceptes de Béa Johnson, papesse du zéro déchet, et ce, dans cet ordre précis :

  1. Refuser ce dont nous n’avons pas besoin.
    • c’est-à-dire refuser ce dont nous n’avons pas besoin. Le gentil monsieur à la SAQ veut te faire goûter au nouvel arrivage de Pinot noir dans un goblet de plastique à usage unique ? Non merci. Le dentiste veut t’offrir une brosse à dents en plastique pour te faire oublier la douloureuse facture qui t’attend à la sortie ? Non merci. La cosméticienne veut te donner des échantillons de crème miracle contre la cellulite ? Tous ensemble : Non merci ! Avec le sourire, bien sûr.
  2. Réduire ce dont nous avons besoin.
    • c’est-à-dire réduire notre rythme de consommation. Dernièrement, Benjamin et moi avons fait le ménage de notre cuisine. On a trouvé une quarantaine de fourchettes à fondue et 4 caquelons. Sommes-nous des adeptes de la fondue ? Non, sauf le 31 décembre parce qu’on est trop pépères pour sortir. On n’a besoin que d’un caquelon, deux fourchettes et beaucoup de fromage. Allez hop, au centre de dons !
  3. Réutiliser ce que nous consommons et ne pouvons ni refuser, ni réduire.
    • Un pot Mason peut servir de gourde, de tasse à café, de verre, de plat à lunch, de doggy bag quand on a vu trop grand au restaurant, de contenant pour faire les courses, bref, le pot suit notre inspiration. Réutiliser vient aussi avec le concept du partage. Par exemple, ai-je besoin d’acheter un chinois lorsqu’on fait nos conserves de pâte de tomates ? Non, on ne s’en sert qu’une fois par année. Heureusement, ma grande soeur est là pour nous dépanner. J’ai envie de faire du jus avec nos vieilles pommes ? On ne va pas s’acheter de machine à jus. Ma petite soeur en a une. Ah, mes soeurs !
  4. Recycler ce que nous ne pouvons ni refuser, ni réduire, ni réutiliser.
    • « Ça va où, ça ? » On se pose cette question tellement souvent. Malgré toutes nos bonnes intentions, le recyclage n’est pas l’antidote. Une grande quantité de ce que nous mettons dans le bac vert n’est pas forcément recyclé. Dans ce cas-ci, mieux vaut mettre le bac vert au régime (nous sortons le recyclage une fois par mois, tout au plus). Dans le cas où une alternative est impossible ou difficile, nous privilégions l’achat de produits dans des contenants recyclables à l’infini, comme le verre, l’acier ou l’aluminium. Si nous ne les réutilisons pas, nous pouvons les mettre au recyclage en bonne conscience. « Mais il y a le ruban de Möbius sous ma bouteille de plastique ! » Oui, je sais, mais ton ruban a une petite brèche : le plastique est une matière qui est « décyclée » (downcycled), ce qui signifie que la matière sera réutilisée peut-être une autre fois, pour un objet de moindre qualité qui ne sera sans doute pas recyclable. Dans le doute, on appelle au centre de tri.
  5. Composter le reste.
    • Il s’agit de composter nos déchets organiques ! La ville nous a maintenant munis d’un bac brun. Je l’aime d’amour, ce bac ! Toutefois, on se doit d’être de bons citoyens et respecter les règles de la ville. Par exemple, Montréal accepte les coquilles d’oeufs et les os, alors que certaines villes refusent ces matières.Il suffit de respecter les matières acceptées et l’affaire est ketchup. Si tu veux en savoir plus sur le compost, il y en a de nombreuses formes. Faute de pouvoir t’expliquer comme il faut, je te recommande de faire quelques lectures à ce propos.

Voilà ! Le zéro déchet, c’est ça… et beaucoup, beaucoup, beaucoup de bonheur !

Références

Johnson, B. (2013). Zéro déchet : l’histoire incroyable d’une famille qui a réussi à limiter ses déchets à moins de 1 kg par an. Montréal : Les Éditions Transcontinentales.

Waridel, L. (2011). L’envers de l’assiette et quelques idées pour la remettre à l’endroit. Montréal : Éditions Écosociété.

Recyc-Québec, Bilan 2012 de la gestion des matières résiduelles au Québec. https://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/sites/default/files/documents/bilan-gmr-2012.pdf

Photo : nos premières conserves de pâte de tomates ! Facile, peu coûteux et délicieux !

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